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…alors nous l’avons été.

…alors nous l’avons été.

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La chute

Ce serait comme se tuer à la tache,
se hacher à la hache,
et tomber à la tombée de la nuit,
quand l’horizon vient à nous alors que l’on dirait que l’on vient à lui.

Ce serait comme partir quand on voudrait rester,
ne plus faire l’effort alors qu’il n’en reste qu’un,
ne plus respirer alors que l’air devient pur,
quand le ciel tombe sur nous alors que l’on dirait que l’on monte à lui.

Dans ces moments là,
pense à moi,
pense à nous.

Dis-toi que si tu ne crois plus en rien,
d’autres y croient pour toi.
Tu es une bougie 
vacillante, soufflée par la brise,
je suis celui qui possède le feu.

Dans ces moments là,
ferme les yeux,
plus rien n’a d’importance.

Que l’amour que je te porte.

 

[Bande son : Dustin O’Halloran - Opus 26]

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Ne plus savoir s’exprimer

Parfois les mots manquent pour dire que l’on aime. On exprime, on répète, on essaye de transformer quelque chose d’immense en syllabes mais finalement tout est déformé, banalisé, vidé de l’importance que cela revêt vraiment.

Dire que l’on a besoin de l’autre pour respirer, dire que l’on a besoin de serrer sa main, même et surtout lorsque tout va bien, dire que cet autre est devenu celui qui nous rend vivant, animé et unique.

Peut-être les écrits resteront ?
Je veux dire “les mots des pauvres gens”.

Donne moi ta main.
Fais attention à toi.
Tu es belle quand tu souris.
J’ai hâte d’être avec toi.
Reviens vite.

Je t’aime, tu sais ?
Tant.

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Lever de soleil sur Paris

Il est deux heures du matin,
le Pont des Arts bruisse encore de quelques passants, quelques touristes.

Je suis là pour voir le soleil se lever.

Quelle idée d’être venu aussi tôt, quelle idée d’avoir eu cette prétention, cette immaturité.

C’est pratique un pont.
On peut s’y jeter, on peut y laisser un cadenas qui dit “amour toujours” et finalement on peut également changer de rive, de monde, de vie.

Il est trois heures du matin,
l’eau bruisse sous mes pieds et soudain, je suis étreint par la peur.
Et si le soleil ne se levait pas ? Pas cette fois.

Son rougeoiement, sa douce chaleur, la ville qui se réveille.
Ce serait comme la fin du monde, dans le noir.

Il est quatre heures du matin,
dites-moi qu’il se lèvera.

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