Je chante pour passer le temps
Petit qu’il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le coeur content
A lancer cailloux sur l’étang
Je chante pour passer le temps
J’ai vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j’ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n’est plus pareil
J’ai vécu le jour des merveilles
(Louis Aragon, Le roman inachevé, 1956)
Ma vie est une fractale.
Elle se dessine en magnifiques courbes escarpées, saillantes jusqu’au sang, pleines d’une adrénaline sans fin.
J’ai choisi de vivre, il y a longtemps déjà.
J’ai renouvelé mes voeux il y a deux ans environ.
Alors, accroché au mat du bateau, il tangue et danse avec les vagues.
Le mal de mer ne m’habite pas, je flirte avec l’équilibre et mes larmes se confondent avec l’embrun.
Là, au milieu d’un calme bruyant, d’une accalmie furieuse, j’ai goûté au chant de la sirène. Elle n’était pas seulement belle, elle était désirable par ce qu’elle avait de chimérique. Un rêve en queue de poisson, des yeux profonds comme des espoirs abyssaux.
J’ai plongé.
Ma fractale se poursuivant comme une fosse sous marine, le souffle gardé, prêt à retenir cet air un milliers d’années s’il le faut.
J’irai à Mu ou à R’lyeh.
Que m’importe, puisque le secret des Dieux est déjà auprès de moi.
Une petite update de mon “coin de musique”.
Je viens de mettre en ligne JE TE RAMASSE et je vous le livre. L’idée c’est d’avoir (bientôt) cinq morceaux pour commencer à dégager une unité et une vision de mon univers musical.
En attendant, il y a déjà trois titres à écouter.
Jolie année 2012 à tous :)
Donne moi une incroyable forêt rouge-rose.
Ce dont j’ai vraiment envie ce soir, ce sont tes doigts dans les miens.
Tu sais, quand ils jouent ensemble, qu’ils se tortillent.
Ce n’est pas grand chose, probablement de l’amour pour les pauvres gens…
On se planquerait dans une couette de fortune, sur le canapé ou même dans un lit en bataille. Tu me parlerais de biologie, moi de musique. Tu me dirais que tu veux partir, je te dirais que demain nous serons loin.
On rêverait en y croyant à moitié, on rirait, on se moquerait, on serait bien d’être simplement ensemble.
Alors, ma main sur ton ventre, ou tes caresses dans mes cheveux, je t’entendrai me dire que tu es heureuse et plus rien d’autre n’aurait d’importance.
Le silence remplacerait le bruit.
Tu vois, ce mot là, “heureuse”, il fait de moi ton héros.