Je vous présente l’Agence de l’Association Française du Gaz (EDF-GDF), rue de Courcelles, à 23h, allumée de cette manière nuit et jour, même le week-end.
Economie d’énergie, vous êtes sûrs là ?
Ne soyez pas tristes les amis car voici ma deuxième petite production ukulélesque.
Toujours avec humblitude et plaisirement.
Cette ritournelle s’appelle “En moins bien”.
(La première est ici.)
“Je n’ai aucune excuse, juste l’envie d’être heureux.”
Ma voisine d’en face parle souvent à ses copines au téléphone.
Elle leur dit combien elle “se prend la tête” avec son mec, combien “ça va mais…”.
Ma voisine d’en face s’emporte souvent contre son petit ami, elle lui reproche de ne pas faire attention à elle, de ne pas être l’homme qu’elle voudrait, de ne plus la considérer comme elle aimerait.
Ma voisine d’en face pleure de temps en temps.
Ma voisine d’en face fume aussi, à la fenêtre, le regard perdu.
Elle regarde l’horizon alors qu’il n’y a que des toits et d’autres maisons comme la sienne.
Ma voisine d’en face ne change rien, elle reste, elle passe sa vie.
Le formol plutôt que le formel.
Comme un éclair, elle doit avoir des fulgurances de sentiment, écrire des petits billets, des “mon amour” sur un document Word, des peurs et des espoirs sur un Post-it.
Comme un éclair, elle doit se lover dans ses bras, se rassurer quelques secondes comme pour reprendre de l’air.
La vie en apnée est un combat.
La tiédeur plutôt que le risque du froid.
Parfois, je ne suis pas sûr de comprendre.
Pourquoi vous ressemblez tous tellement à ma voisine.
Wait.
There’s no mountain too great.
Hear the words and have faith.
He lives in you.