Est-ce normal d’avoir peur des carrefours ?
Des moments où l’on quitte une route rectiligne pour choisir la sienne ?
Est-ce normal de devoir se pincer qu’à avoir tant voulu tourner la roue, elle tourne enfin ?
Ce moment s’appelle “presque”.
Car tout y est… presque.
Le rêve à portée de main. Presque.
La vie qu’on avait vue nous passer sous le nez. Presque.
Les envies qu’on avait refoulées. Presque.
Son sourire et ses yeux.
Alors on écrase une larme.
On ne sait pas bien si c’est de joie, de surprise ou d’incrédulité.
Si loin si proche, on est presque quelqu’un.
Enfin.
Et un jour, avec un peu de chance, ne plus être “presque” mais être, tout court.
Both. Obviously.
L’amour n’est pas une prison.
L’amour est une évidence.
L’amour magnifie le choix que l’on a fait et ce à quoi on a renoncé.
L’amour est patient car l’amour sait que rien ne s’acquiert par les mots ou les conseils ; seules les expériences et le vécu amènent une réponse.
L’amour donne sans attendre de recevoir car c’est ainsi qu’il reçoit davantage.
L’amour espère et tient.
Parfois il espère plus qu’il ne tient.
Parfois il tient plus qu’il n’espère.
Et c’est lorsque le soleil est couchant, que les derniers mots sont dits, que l’on sait ne pas s’être trompé.
Parce que l’on a pas pris la dépendance, le narcissisme, la peur, l’habitude ou l’envie pour de l’amour et que tout ce qui était dit plus haut était vrai.
Ce jour là, nous sommes libres.
Lorsque vous parlez des heures de votre nombril, que vous ne répondez pas aux messages amicaux derrière l’excuse d’une sur-sollicitation pourtant choisie, que votre seule présence est faite de superficialité narcissique, d’un besoin de démontrer le culte pathétique de votre personnalité malade de sociabilité, d’entretien de votre cour, de vos fans, de vos followers…
Vous êtes laids.
Vous n’êtes plus qu’une caricature de vous-même, et votre beauté, pourtant là, tout au fond, éclatante de naturel, se perd dans vos peurs et dans la dilution du personnage que vous jouez.
Take me home. Please.