1. Les grands travaux

    A l’image d’une ville, nous entamons parfois des grand travaux.

    De ceux que l’on sait qu’ils vont durer une vie, qui risquent même de ne pas être terminés à temps pour pouvoir en profiter de son vivant.

    Il est bon de se lancer des défis ambitieux, de se dire que l’on pourra être fier de cela à notre crépuscule. Avec le risque inhérent d’avoir pété plus haut que son cul.

    J’en ai plusieurs dans mon sac.
    Tous commencés, tous porteurs d’un rêve, d’une raison de vivre.

    Espérons que j’ai l’eau pour les arroser, la terre fertile pour les voir pousser.
    Et pouvoir partager ma fierté avec ceux que j’appellerai les miens.



  2. Mes souvenirs

    Mes souvenirs sont des gouttes d’eau.
    Parfois, au réveil, comme la rosée, j’en prends une sur le coin de la tête.

    Un instant fugace remonte à moi, une posture, une réaction, une manière qu’elle avait de rire ou de me regarder…

    Prendre une goutte d’eau fraîche en se réveillant n’est pas des plus agréables, on sursaute, on frissonne, on se demande pourquoi il pleut dans notre chambre.

    Mais voir tarir ces gouttes, les oublier, se rendre compte qu’on ne se souvient plus de comment l’autre faisait, comment il vous souriait, comment vous embrassiez son ventre est une condamnation bien pire encore.

    Je veux qu’il pleuve toujours.
    S’il vous plaît.

    Une musique me revient…

    I’m laughing at clouds
    So dark up above
    The sun’s in my heart
    And I’m ready for love



  3. Foursquare

    J’ai découvert foursquare, un petit gadget à télécharger gratuitement sur votre téléphone (Androïd ou iPhone) et qui permet simplement d’indiquer où l’on se trouve dans la ville.

    Il y a plein de petits à côté comme celui de pouvoir laisser des astuces aux autres (indiquer les bons plans, recommander quelque chose), gagner des récompenses en fonction de ses trajets et pouvoir devenir maire d’un lieu -titre honorifique évidemment- si l’on est le meilleur habitué de l’endroit.

    Ca ne sert à rien mais ça m’amuse. Du coup, je regarde aussi où filent mes amis, dans quel bar ils squattent ou quel resto ils découvrent.

    Grace à Manu et à un petit widget que tout l’internet va m’envier, hop ! Vous pouvez maintenant voir en temps réel où je me trouve.

    Ca se passe dans la colonne de droite “Stalk me !”.



  4. Digestion et cinéma

    C’est peut-être mon côté émotionnel, ou alors l’envie de savourer les choses avec lenteur et tranquillité mais je mets toujours du temps à digérer un film.

    Lorsque je sors du cinéma, je ne peux pas dire immédiatement si le film m’a plu ou déplu, je dois d’abord l’intégrer, le réfléchir, le faire résonner en moi.

    Ce drôle de processus m’amène à n’adorer certains films que plusieurs heures après les avoir vus, ou à l’inverse, à déclarer trois jours après que c’était une merde.

    Tout ça pour vous dire que je vous déconseille de rater Agora, une fresque historique poignante sur l’obscurantisme religieux, le résumé peut paraître rébarbatif mais c’est simplement sublime. Je vous invite à bondir sur City Island, une comédie qui ne ressemble pas aux autres, qui vous mettra le sourire sans vous rendre niais. C’est déjà pas mal, non ?
    Et enfin, prenez le temps de choisir Mr. Nobody

    Ce dernier film, qui laisse visiblement un goût étrange dans la bouche de ceux qui l’ont vu, m’a touché. Il m’a rappelé précisément les choses qui font ma vie ces dernières semaines, les signes que j’ai vus, ce que l’on m’a laissé entrevoir…

    Mr. Nobody, c’est un homme à qui s’offre un luxe énorme et terrifiant à la fois : savoir.

    Car avec le savoir vient l’obligation d’assumer ce que l’on veut être.

    Et au croisement de tous les choix qui font notre vie, il n’y en a finalement qu’un seul qui compte, celui que l’on trace au sol, à la craie.



  5. La mer

    La mer c’est cet espace infini au regard d’un homme.
    C’est cette immensité qui foisonne, ruisselle, broie et crée.

    J’ai longtemps eu peur de la mer comme on aurait peur du vide.

    Se sentir minuscule, se sentir humain aussi.

    Et puis comprendre un jour que se sentir réduit à rien, à ce grain de sable sur une plage c’est aussi salutaire que d’avoir confiance en soi.

    Réunir la modestie de notre condition et la certitude en nos capacités pour faire changer les choses, à infléchir et choisir les voix de notre destin.

    La mer nous offre cela.
    Pouvoir se confronter au Tout Puissant, avec respect, mais sans reculer, en le regardant droit dans les yeux.





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    Stalk me ! avec foursquare.com

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