1. Flocon

    Vivement la neige qu’on puisse avoir les pieds dans le “crouik”, le manteau blanc qui apporte avec lui son silence de fin du monde.
    Vivement la neige qu’on puisse se réchauffer ensemble, avoir de la fumée qui sort de la bouche quand on rigole.
    Vivement la neige qu’on puisse observer les gens qui se cassent la gueule, ceux qui râlent et voir la ville avancer au ralenti.
    Vivement la neige qu’on puisse remarquer tout ceux qui ont perdu leur âme d’enfant, comme un détecteur d’adultes…

    Vivement la neige pour que ce soit demain.
    Pour que tu sois là.
    Pour que je puisse regarder tes joues roses et surtout ne rien dire.
    Juste avoir un sourire tellement grand que ce sera Noël. 



  2. Ecris

    Coupe mon souffle.
    Fais moi oublier d’où je viens.

    Quand tu basculeras ma tête et que tes yeux rieurs plongeront dans les miens, je serai à toi. Nous nous dirons je t’aime sans prononcer un mot.

    Qu’il est doux de ne pas avoir besoin de parler.

    Nos corps le feront pour nous et ton sourire incroyable viendra baigner mon âme d’un torrent de douceur. Enfin. Ô toi qui a peur, toi qui n’a appris qu’à mordre parce qu’il est plus facile de se défendre que d’aimer, comment pourrais-tu me guérir de blessures immortelles ?

    Et pourtant c’est ce que tu fais.
    Je vacille tandis que tu les effaces comme une éponge sur un tableau noir. Je t’en prie, jolie craie, ne pars pas. Quand le tableau sera sec, écris avec tes mots.

    Je me fous qu’ils soient maladroits, qu’ils soient lourds ou qu’ils te fassent trembler.

    Ecris Merveille, écris Longtemps, écris ce que nous sommes.

    Ce sera niais, ce sera stupide mais ce sera beau.
    D’y croire un peu.

    Je serai neuf.
    Si tu veux de moi, même du bout des lèvres, je te donnerai tout.

    Tu sais pourquoi.
    Parce que les animaux blessés se reconnaissent.

    Je ne laisserai plus jamais personne te faire du mal.



  3. Presque

    Est-ce normal d’avoir peur des carrefours ?
    Des moments où l’on quitte une route rectiligne pour choisir la sienne ?
    Est-ce normal de devoir se pincer qu’à avoir tant voulu tourner la roue, elle tourne enfin ?

    Ce moment s’appelle “presque”.
    Car tout y est… presque.

    Le rêve à portée de main. Presque.
    La vie qu’on avait vue nous passer sous le nez. Presque.
    Les envies qu’on avait refoulées. Presque.
    Son sourire et ses yeux.

    Alors on écrase une larme.
    On ne sait pas bien si c’est de joie, de surprise ou d’incrédulité.

    Si loin si proche, on est presque quelqu’un.
    Enfin.

    Et un jour, avec un peu de chance, ne plus être “presque” mais être, tout court.



  4. Both. Obviously.

    Both. Obviously.



  5. Amour et liberté

    L’amour n’est pas une prison.
    L’amour est une évidence.
    L’amour magnifie le choix que l’on a fait et ce à quoi on a renoncé.
    L’amour est patient car l’amour sait que rien ne s’acquiert par les mots ou les conseils ; seules les expériences et le vécu amènent une réponse.
    L’amour donne sans attendre de recevoir car c’est ainsi qu’il reçoit davantage.
    L’amour espère et tient.
    Parfois il espère plus qu’il ne tient.
    Parfois il tient plus qu’il n’espère.

    Et c’est lorsque le soleil est couchant, que les derniers mots sont dits, que l’on sait ne pas s’être trompé.

    Parce que l’on a pas pris la dépendance, le narcissisme, la peur, l’habitude ou l’envie pour de l’amour et que tout ce qui était dit plus haut était vrai.

    Ce jour là, nous sommes libres.





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