Découvrir des lieux extraordinaires va finir par faire partie de mon ordinaire.
Ce serait comme de la magie.
Ouvrir la porte de son placard et découvrir la mer.
Se décider à aller au restaurant et se retrouver à Istanbul, à Pékin ou à Madrid.

Dimanche.
Envie de tracer la route.
Prendre son ukulélé, quelques morceaux de soi, laisser le reste.
Etre simplement guidé par un ange aux yeux clairs.

La forêt de pins, belle, celle qui sent bon, dans laquelle on peut se perdre comme reposer. Y manger un camembert, croquer dans une tomate et puis, au détour de rien, au détour d’un arbre tordu, d’un tapis de feuilles…

la plage.

Avec ses dunes, son vent chaud marocain, la finesse de son sable tunisien ou mauricien.

Connaître l’expérience de la plage en forêt serait comme… quelque chose d’indescriptible.
Comment s’y attendre ? Surtout quand aucune carte ne l’indique.

C’est une expérience troublante qui laisse un goût de “n’ai-je pas rêvé ?”.
Alors on regarde son oreiller, on interroge son ange. Là, on y sent les grains de sable. Ces grains de sable entêtants et étranges puisqu’ils semblent coller à la peau même après plusieurs douches.

Sortilège.
Je me demande finalement si je n’ai pas rêvé.

Je dois y retourner.