Le coucher de soleil tombe sur la 4ème avenue.
C’est ainsi que la Californie s’endort.
Avec des reflets rouge-or de carte postale, un air de déjà-vu dans toutes les séries US.
On pourrait croire que la vie ici est différente du petit écran mais non, tout y est, le relief en plus.
Ta télé WYSIWYG.
Je sors du supermarché, fagoté comme un franco-américain, mes sacs sont plein de sodas rouges et roses, de “Manager’s special” a 0.99 dollar…
J’absorbe l’image de ce sunset pour qu’il se grave sur ma retine.
De l’émotion.
Seul au milieu d’un monde entier, voyageur spinalien d’une image à l’autre, surfeur de fantasmes devenus realités et d’une réalité fantasmatique.
Prends ma main, vieux fantôme.
Toi aussi souvenir, toi aussi amour.
Oui, surtout toi.
Que tu sois loin, que tu ne sois plus ni espace, ni temps, je sens ton souffle et j’en frissonne.
Prends ma main, serre la fort.
Et aime avec moi ce soir qui finit.