Coupe mon souffle.
Fais moi oublier d’où je viens.
Quand tu basculeras ma tête et que tes yeux rieurs plongeront dans les miens, je serai à toi. Nous nous dirons je t’aime sans prononcer un mot.
Qu’il est doux de ne pas avoir besoin de parler.
Nos corps le feront pour nous et ton sourire incroyable viendra baigner mon âme d’un torrent de douceur. Enfin. Ô toi qui a peur, toi qui n’a appris qu’à mordre parce qu’il est plus facile de se défendre que d’aimer, comment pourrais-tu me guérir de blessures immortelles ?
Et pourtant c’est ce que tu fais.
Je vacille tandis que tu les effaces comme une éponge sur un tableau noir. Je t’en prie, jolie craie, ne pars pas. Quand le tableau sera sec, écris avec tes mots.
Je me fous qu’ils soient maladroits, qu’ils soient lourds ou qu’ils te fassent trembler.
Ecris Merveille, écris Longtemps, écris ce que nous sommes.
Ce sera niais, ce sera stupide mais ce sera beau.
D’y croire un peu.
Je serai neuf.
Si tu veux de moi, même du bout des lèvres, je te donnerai tout.
Tu sais pourquoi.
Parce que les animaux blessés se reconnaissent.
Je ne laisserai plus jamais personne te faire du mal.