C’est marrant cette frénésie d’amitiés virtuelles.
On les consomme comme un produit, vite copain, vite copine, vite oublié.
Moi qui suis sur Facebook comme sur Twitter je regarde souvent ce petit monde avec l’oeil d’un Candide amusé ou atterré, selon.

Sur Facebook, il y a des gens qui comparent leur nombre d’amis ou de “like” sur leur fan page.
Ce serait un peu comme un concours de bites virtuel.

Sur leur blog, il y a des gens qui regardent chaque jour combien ils ont de lecteurs ou de pages vues.
Ce serait un peu comme suivre attentivement le cours boursier de Vivendi alors que t’as pas d’action.
 
Sur Twitter, il y a des gens qui ont des outils pour savoir qui les “unfollow” (décide de ne plus les suivre) et quand cela arrive ils sont très mécontents ou vexés alors ils décident de ne plus les suivre à leur tour.
Ce serait comme décider de n’écouter parler quelqu’un que s’il vous écoute avant tout.

Alors oui, je n’ai que 400 amis sur Twitter et 4 lecteurs sur mon blog, quelque chose doit m’échapper, c’est sûr… mais je crois que je ne m’en porte pas plus mal.

Et comme je n’ai pas de chute à mon billet, je crois que “chut !”, ça va le faire.