Je crédite ma Oyster Card, je suis déjà chez moi.

Je change ma monnaie, constate qu’avec le rapport Euros-Livres, Londres est devenue une capitale presque moins couteuse que Paris.



Balades dans les rues, j’aime sentir l’atmosphère d’Oxford Street, l’animation des rues de Soho, Carnaby me fait de l’oeil.

Restons local : jacket potatoes ? Fish and chips ? A moins que je craque pour une saucisse du Lincolnshire avec oignons frits, évidemment.

Une chambre cosy, mais exiguë ; putain que ce lit grince.
Elle sur moi, moi sur elle, nous.
Une douche chaude pour me régénérer…

Camden n’est plus un ilot punk mais un lieu de tourisme grunge, peu importe, je me faufile, je fais partie du décor.

Les anglaises sont jolies car elles s’assument ; maquillées comme des poupées ou habillées pour se faire déshabiller en moins trois minutes, le regard ne s’embarrasse ni du bon gout, ni du bien pensant, tant mieux.

Next stop : West End.
Explosions de couleurs, de chants, d’émotions intenses, magique.
Je la regarde et elle sourit. Son bonheur double le mien.

Un peu d’inquiétude à l’heure d’être absent au travail mais ma course dans les rues, sa main dans la mienne, chasse mes nuages.
Fous rires, lis sur mes lèvres, nous sommes recherchés par un vieux photomaton du Far West.

Déjà l’heure de rentrer, j’en oublie mes donuts (par six s’il vous plait), Londres sait transformer un week-end en voyage.



Cher blog,

je vais te confier un secret parfois douloureux : j’ai du laisser mon coeur quelque part entre Paddington, South Kensington et Bayswater.