Je m’agace de me réveiller chaque jour ailleurs que dans ma vie.
Je suis là, immobile, dans le lit, je regarde les photos de ces gens que je ne connais pas, les tableaux au mur qui ne me rappellent rien.

Après le lever, tout continue de me fuir.

Je sais que je n’ai pas le choix.
Il faut bien être sur la route avant d’être arrivé.
S’arrêter dans des relais plus ou moins minables, dormir pour pouvoir repartir.
La route est longue. Parfois trop.

Finalement je me rendors.
Il n’y a que là que je me ressemble.