Mercredi, le froid cogne toujours aux vitres.
Dans ma tête, c’est beaucoup de bousculades.
Les uns disent qu’il faut vivre, les autres disent que la persévérance ouvre la voie.
Comme si les deux n’étaient pas conciliables.
Je veux vivre de ma persévérance. M’endurcir par la difficulté de ma tâche tout en m’assouplissant à l’intérieur par le bonheur d’être en accord avec moi-même.
Dehors il ne neige plus mais il neige encore dedans.
C’est assez beau la neige, ça immacule ce qui était souillé.
Finalement ce ne sont pas des bousculades, ce sont les fantômes de ce que je fus qui réclament la tête de ce que je suis.
Ils n’auront rien.