C’est drôle les réactions à mon billet-photo précédent.
Si mon blog est un morceau de vie, l’expression de mes sentiments, de mes rires, mes anecdotes, mes coups de gueule, il semblerait que montrer la douleur, montrer en face et nu le visage de la peine, choque.
On m’a dit que ce billet ‘faisait pitié’, qu’il servait à montrer pathétiquement ‘regarde comme je suis malheureux’… J’assume ma douleur, j’assume pleurer, chacun pense ce qu’il veut mais j’avais envie de partager.
On m’a alors rétorqué que les lecteurs, eux, n’avaient pas envie de recevoir.
Intéressant.
Même si je comprends que la détresse puisse rendre mal à l’aise, en revanche, on touche à l’essence même de ce blog : je me donne, je me découvre, je livre une partie de moi à chaque mot, même si elle se révèle futile ou drôle.
La vie est faite d’instants heureux et de moments où vous êtes dans le noir.
Je ne veux pas donner à lire une version édulcorée de ce que nous traversons.
Tous.
Mieux que ça, je pense que c’est ce qui est beau.
Rire, pleurer mais être encore là.