Dans nos grandes cités sombres à l’apparence de villes chauves-souris lorsque l’hiver vient, le manteau blanc s’abat comme une purification.

On ignore si c’est un nuage nucléaire, une pluie de poussière venue du onze septembre ou si c’est le silence des justes.

Tous les sons s’éteignent, les pas glissent.
Là, une vieille télé laissée à l’abandon nous rappelle que c’est ainsi que finissent les civilisations.

Je n’aime ni le froid, ni la lumière blafarde des villes en novembre.
J’aime cette neige qui vient adoucir l’air, piquer la langue, laver nos âmes.

En levant la tête, les invisibles rient. Leurs confettis sont blancs.

Les fêtes peuvent commencer.
Nous donner l’absolution et écrire le livre.