Je suis dans une grande pièce dont les murs bougent.
J’entends le cliquetis des parois qui tournent.
Noires d’un côté, blanches de l’autre.
C’est une partie d’Othello géante.
Le sol lui-même semble se muer mécaniquement et se modifie sous mes yeux, des portes dérobées se referment, d’autres s’ouvrent.
Cette pièce est fascinante comme un grand dessein dont j’ignore tout.
Je le regarde tantôt amusé, tantôt craintif.
Qu’essaye-t-on de me montrer ? Le sol va-t-il s’ouvrir sous mes pieds ?
Même contraint à la passivité devant quelque chose qui me dépasse, je n’en reste ni soumis, ni fataliste, juste humble.
Je vais attendre, je vais faire confiance et je verrai.
Il semblerait que quelqu’un, quelque chose, sache mieux que moi.