Tiens, pour rester dans les trucs postés “ailleurs”, voilà un petit billet que j’avais écrit pour un autre blog, il y a quelques mois… J’aime bien et puis ça reste toujours vrai. Mon dieu, oui.
Sugar baby love
Il y a des hommes charcuterie, apéro aux olives, cacahuètes.
D’accord, plus glamour, petits fours, canapés au saumon, tranches de viande des Grisons.
Ca fait viril, il y a quelque chose dans la consommation de la rosette de Lyon ou de la rillette mancelle qui rappelle l’homme poilu qui aime les femmes.
Personnellement, je n’y peux rien : pour l’apéritif, pour le petit creux de seize heures, je suis sucré.
Capable d’engloutir (mais avec classe) une tablette de chocolat en moins d’un quart d’heure, de faire disparaître un paquet de gâteaux complet plus rapidement que Gérard Majax.
Mais cette préférence que j’assume s’applique aussi au petit déjeuner. Ah oui, j’aime bien les Anglais, leur flegme, leur football, leur capitale. Mais ne venez pas me parler d’oeufs brouillés ou de bacon frit. Le matin, au réveil, le sucré habille mon début de journée. Un peu comme une drogue douce qui viendrait me mettre de bonne humeur.
Les céréales ont, à ce titre, toujours fait crépiter mon petit dej’ . Capables d’être d’une variété étonnante, aux fruits, au miel, au chocolat… Elle réunissent deux qualités rares ensemble : être bonnes pour la santé -car on m’a assez répété que j’allais être malade à force de manger des cochonneries- et être une véritable gourmandise.
Si certains ont besoin de leur petit café pour se réveiller, mettez moi juste de l’avoine, de l’orge ou du blé, un peu de lait, allez, une pointe de fruits rouges.
Finalement, je suis un type formidable, pas amer pour deux sous, pas aigre-doux, même pas réhaussé d’un peu de sel -même si c’est parfait pour le caramel- et peut-être que les filles m’aiment pour ça ?
Il y a quelque chose de délicieusement transgressif à être un homme pas poilu, sucré comme un bonbon.