J’ai pensé être l’homme de toutes les femmes, j’ai pensé n’être l’homme que d’une seule.
Et si je ne veux boire qu’à un sein, ne me donner qu’à un corps, si je ne veux mourir que d’un amour et n’embrasser qu’une bouche, le sable se dépose derrière moi, le vent balaye mes traces.
Alors je marche. Je déambule. Je suis orphelin.
Mais il n’y a pas d’orphelinat pour adultes, juste des sociétés qui vous engagent, des amis de passage qui vous serrent.
N’être l’homme de personne c’est attendre que l’on veuille bien vous adopter.
Mais je ne laisserai personne m’approcher.