Elle dort du sommeil du juste.
Celui que l’on savoure après avoir travaillé jour et nuit sur un projet enfin mené à son terme. Trois heures en deux nuits, le reste devant des feuilles blanches, des ordinateurs, des intervenants.

Je caresse sa joue, traverse le mur de sa salle de bains et vient passer de l’eau fraîche sur mon visage. Rien ne bouge. Evidemment.

Je la regarde, elle se retourne, sa respiration est paisible. Je suis spectateur de son repos et cela m’apporte le mien.

Je pense n’avoir besoin de rien d’autre, mon corps lui-même n’a plus d’utilité en ce lieu et en ce temps, juste savourer l’énergie ronronnante de sa présence endormie et le son étouffé des bruits de la cour.

Ubique.
Qui pourra le croire ?