C’est peut-être mon côté émotionnel, ou alors l’envie de savourer les choses avec lenteur et tranquillité mais je mets toujours du temps à digérer un film.
Lorsque je sors du cinéma, je ne peux pas dire immédiatement si le film m’a plu ou déplu, je dois d’abord l’intégrer, le réfléchir, le faire résonner en moi.
Ce drôle de processus m’amène à n’adorer certains films que plusieurs heures après les avoir vus, ou à l’inverse, à déclarer trois jours après que c’était une merde.
Tout ça pour vous dire que je vous déconseille de rater Agora, une fresque historique poignante sur l’obscurantisme religieux, le résumé peut paraître rébarbatif mais c’est simplement sublime. Je vous invite à bondir sur City Island, une comédie qui ne ressemble pas aux autres, qui vous mettra le sourire sans vous rendre niais. C’est déjà pas mal, non ?
Et enfin, prenez le temps de choisir Mr. Nobody…
Ce dernier film, qui laisse visiblement un goût étrange dans la bouche de ceux qui l’ont vu, m’a touché. Il m’a rappelé précisément les choses qui font ma vie ces dernières semaines, les signes que j’ai vus, ce que l’on m’a laissé entrevoir…
Mr. Nobody, c’est un homme à qui s’offre un luxe énorme et terrifiant à la fois : savoir.
Car avec le savoir vient l’obligation d’assumer ce que l’on veut être.
Et au croisement de tous les choix qui font notre vie, il n’y en a finalement qu’un seul qui compte, celui que l’on trace au sol, à la craie.