Une histoire simple peut être une histoire tragique.
Pourquoi donc ai-je acheté ce pot de basilic ?
Parce qu’il était beau, qu’il sentait bon et qu’il allait parfaitement avec les tomates mozzarella qui se préparaient ce soir là.
Seulement voila, ce n’était pas simplement “du basilic”, il s’agissait d’un basilic romantique.
J’aurais du le savoir tant il était joyeux, à l’odeur chantante : il exaltait.
Quelle ne fut pas ma tristesse de voir ce joli pot faner presque à l’oeil nu tandis que je n’en avais pourtant coupé que quelques feuilles.
Le basilic romantique est un basilic qui se meurt de chagrin de se voir ainsi privé de ce qui fut un peu de lui.
Le basilic romantique se laisse mourir de voir le temps qui s’envole et avec lui ses plus belles feuilles. Plutôt partir que de ne plus chanter l’odeur de la terre et la fraicheur du matin.
J’ai eu beau lui parler, le chouchouter, l’arroser, il était inconsolable.
Comme je le suis à le regarder s’en aller.