Le MoDem est un jeune parti en guerre civile.

Il n’est pas dur de comprendre pourquoi, cela est du à l’essence même de son “nouveau” centrisme.

Entre les “centre gauche”, qui réfutent tout idée d’alliance avec l’UMP mais verraient d’un bon oeil un MoDem à tendance ex-PS, les “centre droit” pour qui c’est exactement l’inverse et les Ni-Ni qui suivent la ligne négativiste de François Bayrou durant le second tour des élections, c’est à dire le Ni à droite, Ni à gauche (aucune alliance envisageable), l’amour est difficile.

Impossible ?

Pourtant il existe une quatrième voie que je souhaiterais défendre à mon humble mesure. Celle du boxeur.
Je l’ai nommé comme cela car il s’agit d’un enchainement gauche-droite ou droite-gauche.

Cette voie est celle du Avec-Avec.

Nécessitant de l’ouverture d’esprit, un recul des égos et une vision plus macropolitique que micropolitique, ce courant est celui qui consisterait au fait de tolérer, d’accepter et d’apprécier qu’on s’allie tantôt avec des membres de l’UMP, lorsque la droite de leur droite ne les titille pas trop, tantôt avec des membres du PS, lorsque leur rose évite la révolution rétrograde.

Ma vision de la chose est que le MoDem a tout à gagner à arrêter de penser qu’il ne faut travailler avec aucun des deux bords mais plutôt qu’il s’agit d’avancer avec le meilleur des deux bords !

Gouverner, avoir des fonctions, du poids, de l’importance sera tôt ou tard vital pour exister politiquement et surtout agir en profondeur sur le terrain pour la société.

Cela parait évident mais dans une guerre des clans, surtout lorsqu’elle est orchestrée de ci et de là, l’obscurantisme gagne plus facilement bataille que la vision politique.

A François Bayrou mais surtout A SES MILITANTS de jouer.
Le MoDem aura peu de chance de survivre sans un éclair de lucidité.