Elle est partie.

Je l’ai croisé, à peine vu battre son coeur.
Filante, étoile du soir.

Pourtant elle partageait mon fief, mon antre, ma vie.

Il est si humain de s’agacer de la présence de quelqu’un qui partage le même toit. La vie à deux. Son bordel, la vaisselle restant à faire, ma maniaquerie, ma fatigue aussi…

Et puis, quand la maison est vide, que le silence se fait, que l’agitation de nos vies allumées quitte la pièce, on se rend compte que c’est exactement ce que l’on aime. Tous ces défauts. Tous ses défauts.

Je pense que les gens ne font que passer dans notre vie, mais certains sont encore là même après leur départ.