The Dark Knight n’est pas un mauvais film.
Mais je cherche encore l’oeuvre “quasi parfaite et totalement originale”, plebiscitée par la presse comme par bon nombre de blogueurs.
Peut-être nous sommes nous habitués à des standards de films d’actions très élevés, à des folies de mise en scène (Wanted), à des super héros où point quand même un second degré salvateur ?
A l’image d’un SpiderMan III “too much”, trop de vilains, trop d’histoires, trop de trop. Dark Knight est trop mou, trop évident et surtout trop long.
La mise en scène nous offre des plans déjà vus et des combats dans le noir, Gotham City est devenue une ville comme les autres - où est passée la sublime cité désespérée de Burton -, Maggie Gyllenhaal est redoutablement sans intérêt, la Batmobile a été remplacée par un tank (?) et pour finir, que dire de l’éloignement tragique du récit original de Franck Miller, dans lequel Batman était au moins aussi psychotique que son joker d’ennemi.
A côté de cela, Heath Ledger campe un Joker crado du niveau de Nicholson (sans lui être supérieur), la morale de l’histoire est suffisamment noire pour donner envie d’y retourner, le personnage d’Harvey Dent et de sa double tronche sont une bonne surprise, le scénario thriller se déroule sous nos yeux avec intérêt.
Mais ce film n’a pas d’âme, un peu comme le personnage de Batman, il n’est habité par personne.
Il est beau comme une couche de peinture noire laquée, sur un mur vide.