“Tu me laisseras les clés dans la boite aux lettres !”

C’est par cette phrase anodine que j’aime laisser les gens habiter chez moi.
Qu’ils viennent de Berlin, de Copenhague, de Normandie, de Troyes, de Californie… ou même qu’ils habitent à Paris, j’aime que ma maison soit un lieu de rencontres, de partage.

Je ne parle pas de transformer son chez soi en hôtel mais simplement d’y avoir toujours “quelqu’un qui passe” ou à défaut “quelqu’un qui pourrait passer”.

Je n’ai rien à reprocher à ceux qui vivent porte close, il est parfois préférable de se protéger, de se cocooner, “pour vivre heureux vivons cachés”, j’ai choisi la porte ouverte.

Alors mes clés voyagent, de mains en mains, tandis que je travaille, tandis que je m’agite, ma maison voit défiler des gens que j’aime et elle abrite le coeur de ceux qui font battre le mien.