Le jour où ce sera mon dernier, si tant est que j’en ai conscience, je sais que j’aurais l’amertume d’avoir encore “beaucoup de choses à faire”.
Amertume car je manquerai de temps. Je manquerai de vie.
Je manquerai déjà d’amour, de vous tenir si fort dans mes bras.
Il sera forcement trop tôt.
C’est cette tristesse, ce bouleversement au matin d’une journée comme les autres qui m’a traversé, m’a mangé, m’a laissé vide.
Veuillez m’excuser de ce billet sombre. Il ne l’est pas par romantisme noir.
Il l’est par compassion, par partage et empathie pour une fille formidable qui a perdu quelqu’un de très cher.
Je pense à mon père qui aujourd’hui se bat comme un homme courageux contre la maladie.
Je pense à ceux qui sont partis.
La piqûre de rappel était inutile mais dieu qu’il est important de vivre.
De vivre vraiment.
D’être fou sans jamais en avoir honte.
… vous tenir si fort dans mes bras.