A l’autre bout de la terre, à l’autre bout du bout, à l’autre bout de moi, tu peux bien vivre, tu peux bien rire, tu peux bien découvrir mille trésors, il reste le lien.

Mon lien est doré comme un épi de blé, dur comme l’acier des larmes, il a la beauté des histoires qui finissent bien dans l’écrin de la vie qui cabosse.

Je veux que tu chantes, que tu danses, je veux que lorsque tu fermes les yeux tu y vois la bonne étoile qui marque tes pas.

Et lorsqu’il restera une petite place, un endroit que tu te seras même refusé à toi-même, j’y serai. Mon éclat sera faible, tu ne m’y reconnaitras peut-être pas.

Je serai cet inconnu que tu croises dans ce bar, à qui tu souris car il te rappelle quelqu’un. Je serai ce quelque chose que tu as laissé de côté car le temps n’était pas fait pour lui. Je serai différent mais nouveau.

J’existerai parce que tu m’auras redonné vie.