Tu es mon turbulent émoi,
massif quand le plomb,
roseau sous le vent.
Tu bourdonnes à mon oreille,
j’entends tes rires ailés.
Tu souris de posséder,
toi qui n’a rien eu,
un peu de pain, quelques secrets.
Sage comme l’eau qui ne dort jamais,
tu amuses mon lit et défies les faits.
Turbulent émoi,
à l’heure où frappe à ma porte,
cet hiver rigoureux qui m’engourdit le coeur.
Les autres s’éloignent,
ne reste plus que nous.
J’ignore combien de temps,
mais au fond, je m’en fous.