A l’occasion de la montée au créneau de Luc Besson et du porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, Maître Eolas nous gratifie d’un billet à ne pas manquer.

C’est le moment de rajouter ma toute petite pierre à l’édifice.

Rappeler que l’album le plus vendu de l’année sur Amazon était un album en libre téléchargement, rappeler que non, le piratage ne met pas les artistes à la rue, il empêche juste certains de se payer leur quatrième piscine.

Quand un secteur chavire sur ses bases économiques et qu’au lieu de se remettre en cause et de “comprendre son temps” il tape sur tout ce qui bouge, le résultat n’est qu’un grand n’importe quoi. Et les politiques de se mettre au diapason d’un monde qui leur échappe. Ne pas se demander ensuite pourquoi le fossé se creuse entre les élites et le peuple.

Les maisons de disques, les producteurs continuent gaiement à vouloir réprimander, sanctionner et mettre en prison leurs clients.

Tiens, je me faisais cette réflexion l’autre jour, pourquoi télécharge-t-on certains films et dit-on de certains “ah non, je veux vraiment le voir au ciné celui-là” ?

Et si c’était la qualité qui faisait la différence ?
La sincérité de l’oeuvre ?

Voila ce qui rend furax les industries musicales et cinématographiques : ne plus pouvoir vendre de la merde, du grand public bien formaté, voir les gamins télécharger les trucs qu’on leur faisait auparavant payer au prix fort (l’impôt sur l’argent de poche comme disait IAM).

Pendant ce temps là, Coldplay, AC/DC ou Metallica vendent des disques.
Et l’album des Deux Gars est en libre téléchargement.

Peace.